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Fête de la Science

Portrait d'ambassadeur : Christophe Vandier au cœur de la Fête de la Science 2026

Publié par Centre•Sciences, le 27 juillet 2026   1

Pour la Fête de la Science 2026 en région Centre-Val de Loire, Christophe Vandier a été choisi pour endosser le rôle d'ambassadeur. Découvrez ce chercheur passionné au travers d'un entretien qui mélange les secrets du goût, la recherche sur le cancer et la vulgarisation scientifique. 

Professeur en physiologie à l’Université de Tours et directeur du laboratoire N2Cox (Inserm-Université UMR1069), Christophe consacre ses recherches aux liens entre lipides, canaux ioniques et cancers. Après des travaux menés entre Poitiers, Tours et l'Université de Birmingham, il étudie aujourd'hui l'impact de ces mécanismes pour améliorer les traitements anticancéreux.

L'objectif ? Comprendre comment les graisses de notre alimentation ou de synthèse peuvent modifier l'environnement d'une tumeur pour ralentir le cancer, améliorer la réponse aux traitements et en réduire les effets secondaires.

Nous avons décidé de lui poser quelques questions pour mieux le connaître, lui et ses recherches.

Que représente pour vous la culture scientifique et votre engagement ?

"Pour moi, la culture scientifique est un lien important entre la recherche et la société. Elle permet de partager nos connaissances, d’expliquer comment la science se construit et de donner à chacun les clés pour mieux comprendre les enjeux scientifiques qui nous concernent au quotidien, notamment dans des domaines comme la santé", nous dit Christophe

Son objectif ? Rendre la science accessible et susciter des vocations. Son engagement se traduit par des échanges réguliers avec le public, la Fête de la Science et l'accueil de jeunes au laboratoire pour leur faire découvrir la recherche sur le terrain.

© Laboratoire N2COx

Vous êtes ambassadeur de la Fête de la Science 2026 en région Centre-Val de Loire, que représente cet événement pour vous ?

"La Fête de la Science représente pour moi un moment privilégié de rencontre entre les chercheurs et la société. Elle permet aux scientifiques de partager leurs connaissances, de vulgariser leurs travaux et de rendre accessibles les découvertes scientifiques au plus grand nombre", répond Christophe

À ses yeux, la Fête de la Science incarne un moment d'échange unique entre les laboratoires et la société. L'enjeu est de taille : trouver le parfait équilibre entre simplicité et rigueur scientifique. En devenant ambassadeur de l'édition 2026 en région Centre-Val de Loire, il souhaite valoriser les travaux menés sur le territoire et montrer, notamment par la visite de son laboratoire, que la recherche est avant tout une aventure collective qui se base sur l'échange et la curiosité.

Quel est votre projet pour la Fête de la Science en 2026 ?

Au-delà de l'accueil habituel de collégiens et lycéens au sein du laboratoire et de la tenue de leur stand sur la nutrition et le cancer, l'ambassadeur va plus loin cette année. En partenariat avec le laboratoire iBrain, deux articles de vulgarisation seront publiés autour des « saveurs savantes » : l'un sur le rôle méconnu des canaux ioniques dans le dérèglement du goût chez les patients atteints de cancer, l'autre sur les liens entre dépression et troubles gustatifs.

"L'objectif est de montrer comment des recherches issues de disciplines différentes peuvent se rejoindre pour mieux comprendre des phénomènes complexes", dit-il.

© Laboratoire N2COx

Que vous inspire la thématique « saveurs savantes » cette année ?

"La thématique « Saveurs savantes » m’inspire particulièrement car elle permet de montrer que le goût est un phénomène beaucoup plus complexe qu’il n’y paraît."  

Pour Christophe, le goût ne se limite pas aux papilles : il découle d'une interaction entre la bouche, le nez, le cerveau et la physiologie. Ce thème résonne directement avec ses recherches sur les canaux ioniques et les lipides. Dans des pathologies comme le cancer ou la dépression, ces mécanismes se dérèglent, provoquant des troubles gustatifs qui altèrent le bien-être et le parcours de soins des patients.

Avez-vous une petite anecdote à nous raconter sur une action de culture scientifique ?

"Lors d’une précédente Fête de la Science, une personne est venue me voir au stand avec une bouteille d’huile à la main et m’a demandé : "Alors, est-ce que cette huile est bonne pour moi ?".  C’était une question très simple, mais finalement assez complexe !"

Une interrogation en apparence simple, mais qui résume le défi de la vulgarisation. Loin de se limiter au stockage d'énergie, les lipides agissent comme des messagers cellulaires influençant la réponse des cancers aux traitements. L'impact d'une huile dépend ainsi de la santé de chacun, du dosage et du contexte alimentaire.

"La science apporte rarement des réponses simplistes, mais plutôt des clés pour mieux comprendre la complexité du vivant."

 Christophe Vandier

Auriez-vous une dernière chose à nous dire ?

"Je souhaite encourager chacun.e à venir à la rencontre des scientifiques lors de la Fête de la Science 2026. La science n’est pas seulement un ensemble de connaissances : c’est une démarche scientifique, une manière de poser des questions, de formuler des hypothèses, de les tester et de les remettre en question et elle est faite d’échanges et de découvertes. Et peut-être qu’une rencontre, une expérience ou une discussion pourra éveiller chez certains la curiosité ou même une vocation scientifique."

Pour aller plus loin :


Crédit photo à la une : Christophe Vandier