VSS et presse sportive - La Zone d'impunité - Mejdaline Mirhi et Clothilde Le Coz
Une émission Radio Campus France enregistrée aux Assises du Journalisme de Tours
À lire : La zone d’impunité, le traitement médiatique des violences sexistes et sexuelles dans le sport masculin, quand les journalistes sportifs sont souvent des hommes, publié aux éditions Hugo doc, et préfacé par Melissa Plaza.
Nous recevons les coautrices de l’ouvrage :
Mejdaline Mirhi, journaliste, co-fondatrice de l’association Femmes Journalistes de Sport et rédactrice en cheffe de feu le magazine Les Sportives, fondé par Aurélie Bresson.
Clothilde Le Coz , 10 ans de journalisme à l’international avant de se spécialiser dans le développement media et liberté de la presse ; elle contribue à la rubrique politique internationale de Popol média, le media qui propose un regard féministe sur la politique.
Pour échanger avec nos invitées, Melissa Wyckhuyse, journaliste à Radio Campus, Benoit Jacquelin, journaliste sportif à Auxerre dans l’Yonne, Louise Houalet, journaliste bénévole à Radio Campus.
A écouter sur le Soundcloud Radio Campus France
De quoi ça parle ?
Les autrices décryptent les biais les plus fréquents dans la presse sportive : témoignages complaisants, relayés tels quels par les journalistes, litotes, condescendance, rire gras, déni et « séparer l’homme du sportif ». Les « faits divers » : serait-ce une autre « exception française » ?
Une chronique de Benoit Jacquelin sur les récents articles de L’Équipe consacrés aux VSS : clin d’œil au livre ?
Un journalisme de solutions
Et des solutions, il y en a. Les autrices en évoquent plusieurs dans leur ouvrages. Sororité, mixité des rédactions, employer les mots justes, former les journalistes. Le rôle d’associations comme AJAR, Prenons la Une, AJL, Metoo Media, Femmes journalistes de sport n’est pas à négliger. Ces comportements sont documentés par des scientifiques, par exemple Sandy Montanola, chercheuse à l’Université de Rennes, et Giuseppina Sapio, chercheuse à l’Université Paris 8.

Élargir le débat
Citons au passage l’étude Kantar-MGEN « Adolescentes et sport, le grand décrochage ». L’étude MGEN souligne la nécessité de repenser l’expérience sportive des jeunes filles vers une pratique plus inclusive et physiologique. « Sans cette évolution, le sport restera un terrain d’inégalité avec un impact direct et durable sur la santé des femmes. » Clotilde Truffaut, déléguée nationale MGEN. Comment faire du sport une safe place, dès le club amateur, la pratique loisir, le collège, le lycée ? Un endroit où parler de règles, de douleurs menstruelles, de sous-vêtements adaptés, sans que ce soit gênant ou ridicule, où être femme est pris en compte ?
